Adrien Taquet consulte les acteurs de la protection de l’enfance en vue de faire de nouvelles propositions avant la fin de l’été

Le 25 janvier 2019, Adrien Taquet, député LREM, était nommé Secrétaire d’Etat à la protection de l’enfance, sous la tutelle de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Depuis son entrée en fonction, il agit de concert avec les associations de terrain pour proposer prochainement des propositions concrètes dans l’intérêt des enfants.

Adrien Taquet le répète souvent : il est en mission, au service des plus vulnérables et pour s’attaquer aux inégalités de destin.

Son ambition : mettre en place une nouvelle stratégie d’actions qui s’inscrira dans le cadre de la loi du 14 mars 2016 sur la protection de l’enfance et des recommandations émises par le Comité des droits de l’enfant des Nations unies.

Comme mentionné dans sa feuille de route officielle, Adrien Taquet veut s’attaquer en priorité à l’amélioration de la prise en charge de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), avec notamment une réflexion qui portera sur le recrutement et la formation des professionnels. En parallèle de cette réflexion, il conduit avec le Conseil national de protection de l’enfance, l’élaboration d’une nouvelle stratégie qui sera présentée cet été, après une grande concertation des acteurs du secteur, qui s’articule autour de trois axes principaux :

  • Renforcer la prévention, en agissant dès la naissance de l’enfant

Les actions doivent être effectives dès la venue au monde de l’enfant, avec un renforcement du suivi par la Protection maternelle infantile (PMI). Des parcours de périnatalité pour les parents pourraient par ailleurs être créés dès le 4ème mois de l’enfant. Aujourd’hui, plus de 300 000 enfants bénéficient de mesures de protection de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). 53% d’entre eux ont entre 11 et 18 ans.

  • Lutter contre tous les types de violence

 Le recours au numéro d’urgence 119 fera l’objet d’une campagne de communication. Objectif : encourager les citoyens à signaler les problèmes de violence sur enfant, qu’ils soient réels ou suspectés. “Aujourd’hui, moins d’une personne sur quatre, face à une suspicion de violence, va effectivement la signaler“, déplore Adrien Taquet. L’interdiction des violences éducatives ordinaires, comme la fessée, fait également partie de l’arsenal de lutte contre les violences.

  • Garantir les droits fondamentaux des enfants (santé, éducation, justice…)

Agnès Buzyn a confirmé deux mesures annoncées en novembre dernier : la prise en charge à 100% des soins de santé et soins psychologiques des enfants de l’ASE, et un soutien scolaire adapté pour que ces jeunes “aux parcours scolaires chaotiques” puissent accéder aux études supérieures. Aujourd’hui, les enfants des l’ASE ont cinq fois moins de chances que les autres de passer un bac général et 70% d’entre eux sortent du système scolaire sans aucun diplôme.

Adrien Taquet a également plaidé pour une exécution plus rapide des mesures judiciaires de placement. Plusieurs mois peuvent en effet s’écouler entre la décision de justice et le placement. Le secrétaire d’État souhaite également réfléchir à la disparité des politiques de protection actuellement mises en œuvre dans les départements. Objectif : “assurer l’égalité de traitement et de prise en charge des enfants”, a précisé Agnès Buzyn.

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