Écoute téléphonique
Chaque jour, deux à trois bénévoles-écoutants assurent une permanence. Ils sont présents chaque semaine, le même jour, pour permettre une continuité de prise en charge et un suivi personnalisé pour chaque personne appelant à l’association.
Ils sont formés en continu par les professionnels de l’association afin de leur permettre une écoute cohérente et bienveillante, éclairée par une connaissance juridique et psychologique de la problématique de la maltraitance. Ils occupent une place prépondérante au sein de l’association et en sont la pierre angulaire.
Le bénévole soutient et accompagne les personnes dans leurs démarches et fait le lien avec les juristes et psychologues de l’association, avec qui sont réfléchies les actions à mener.
Accompagnement thérapeutique
SUIVI INDIVIDUEL POUR LES enfants
Le soutien psychologique doit pouvoir être mis en place le plus tôt possible pour aider l’enfant à surmonter les difficultés qu’il rencontre et pour l’aider à reprendre confiance en lui et dans les autres.
Plus la maltraitance survient tôt dans le développement d’un enfant, plus elle vient ébranler ses repères. De plus, nous savons que les violences, quelles qu’elles soient, génèrent, au-delà des atteintes physiques, de lourdes conséquences émotionnelles et comportementales chez les enfants.
L’objectif essentiel de la thérapie est de favoriser l’expression des émotions et des souffrances : l’aider à identifier et à s’emparer de ses propres ressources, aussi bien internes qu’externes, exprimer des sentiments pour lesquels il n’a pas de mot, travailler sur l’image du corps, apaiser sa culpabilité, etc.
Et Adultes ayant été victime
Nous proposons également un soutien psychologique aux personnes adultes ayant été victimes de maltraitance durant leur enfance. Lorsque l’adulte n’a pas eu la possibilité d’exprimer sa souffrance lorsqu’il était enfant ou jeune adulte, il met en place des défenses et des comportements, plus ou moins profondément ancrés.
Cet accompagnement psychologique pour les adultes victimes dans leur enfance, est d’autant plus important lorsqu’il s’agit de jeunes majeurs pour leur permettre de construire leur identité d’adulte sereinement.
En effet, entre 18 et 22 ans, au sortir de l’adolescence, les victimes de maltraitances rencontrent de nouvelles problématiques, à savoir l’image qu’ils peuvent renvoyer, des difficultés à s’insérer dans la vie professionnelle et à créer des liens solides, tant sur le plan social qu’affectif.
NOS GROUPES DE PAROLES :
Le groupe de parole, animé par des psychologues cliniciens, est un outil thérapeutique complémentaire au suivi individuel. Il permet notamment de rompre l’isolement en mettant en lien des personnes ayant vécu des violences similaires, créant un espace bienveillant et sécurisant pour partager et échanger.
Les groupes de parole proposés par L’Enfant Bleu sont organisés selon le type de violences subies et sont mixtes afin d’inclure tous les survivants.
Ateliers contes pour enfants (de 4 à 8 ans) :
Ces ateliers bi-mensuel sont conçus pour les jeunes enfants de 4 à 8ans, victimes de violences sexuelles. Pour en savoir plus sur le contenu, consultez notre article : lire plus d’informations.
Pour s’inscrire, prenez contact avec l’association au 01 56 56 62 62.
Groupe à thème pour adulte anciennes victimes :
- Violences Sexuelles :
- Violences Physiques et Psychologique
Pour s’inscrire sur liste d’attente en région Ile de France, prenez contact avec l’association au 01 56 56 62 62.
Espace de parole pour les proches des victimes :
Ce groupe de parole intitulé La voix des proches est un nouveau groupe mensuel à destination des parents et autres proches de victimes mineures de violences sexuelles. Pour en savoir plus sur le contenu, consultez notre article : lire plus d’information.
Pour vous inscrire, suivez ce lien.
Accompagnement juridique
L’association offre une assistance juridique adaptée à chaque victime de maltraitances, qu’elle soit mineure ou majeure. Cette aide s’adresse aux victimes de maltraitances (physiques, psychologiques, sexuelles) et de négligences graves, ainsi qu’à leurs familles.
L’accompagnement juridique s’adresse également aux professionnels (psychologues, instituteurs, assistantes sociales..) qui connaissent un enfant en danger, en risque de danger ou à l’égard duquel une infraction a été commise et souhaitent agir pour assurer sa protection.
Rappelons que, d’après l’article 375 du code civil, un enfant en danger ou en risque de l’être est celui dont la santé, la sécurité ou la moralité sont en danger, ou dont les conditions d’éducation ou de développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises.
Nous pouvons ainsi les informer sur les différentes procédures judiciaires et/ou administratives, les accompagner dans leurs démarches ou encore les orienter vers d’autres professionnels.
Lors du premier contact, nos juristes effectuent un bilan de la situation juridique de la victime. Si aucune démarche de protection n’a encore été effectuée, nous envisagerons avec l’appelant ce qui peut être entrepris dans l’intérêt de la victime. Si des procédures sont déjà en cours, nous pouvons alors en assurer le suivi, informer l’appelant sur leur déroulement et les décisions prises par les autorités concernées (magistrat, cellule de recueil des informations préoccupantes).
Histoire de Célina, 21 ans
Célina, jeune majeure a été mise en relation avec l’association grâce à son école. Partie du domicile familial pour fuir les violences physiques et psychologiques qu’elle subissait de la part de ses parents, elle nous a appelé pour bénéficier d’un accompagnement psychologique.
En parallèle de cette prise en charge thérapeutique, Célina a pu échanger avec une juriste de l’association dans le but de répondre à ses questionnements. (…) La juriste lui a présenté les différentes démarches envisageables pour déposer plainte. Au vu de la situation de Célina et des faits de violences anciens qu’elle dénonçait, il apparaissait plus pertinent de rédiger une lettre auprès du procureur de la République. Célina s’est entretenue à plusieurs reprises avec la juriste pour rédiger cet écrit et revenir sur les faits de violences qu’elle avait subis dans son enfance. (…) Sa psychologue était présente à chaque étape de cette rédaction, le cadre du suivi thérapeutique ayant permis à Célina d’aborder les difficultés rencontrées lors de l’exercice de remémoration et de mise en mots des violences.
Il était important que Célina puisse compter sur l’appui d’un conseil juridique qui pourrait la représenter si les faits dénoncés devaient entraîner une audience. Suite à l’envoi de sa plainte au tribunal, Célina a pu être auditionnée par la brigade des mineurs et s’est soumise à une expertise psychologique auprès de l’unité médico-judiciaire. Ces actes ont pu être expliqués à Célina par sa psychologue et la juriste, avant leur réalisation pour qu’elle se sente en confiance. Célina s’est dite plutôt soulagée et contente. Elle s’est sentie écoutée et a pu raconter ce qu’elle avait vécu.