L'Enfant Bleu partie civile dans le procès en appel des parents de la petite Inaya du 23 au 31 mars

Jeudi, mars 23, 2017
COMMUNIQUE DE PRESSE - Aujourd'hui s’ouvre au Tribunal de Bobigny le procès en appel des parents de la petite Inaya, morte sous leurs coups fin 2011 et enterrée en forêt de Fontainebleau. Rappelons que dans cette dramatique affaire, pour laquelle chacun des deux parents continuent de clamer leur innocence et de se rejeter mutuellement la faute, le père et la mère ont respectivement été condamnés à 30 et 20 ans de réclusion, en octobre 2015 par la Cour d'Assises de Seine-et-Marne. L’Enfant Bleu dénonce de graves dysfonctionnements des services sociaux et plaide pour la mise en place rapide de mesures visant à renforcer la protection des enfants victimes de maltraitances familiales

Au regard des attitudes fermées des accusés et des nouvelles expertises psychologiques, il n’y a que peu d’espoir que la vérité éclate concernant les faits ayant conduit au décès de la
petite fille alors âgée de 20 mois. Le véritable enjeu de ce procès est double pour L’Enfant Bleu, association qui agit depuis près de 30 ans auprès des enfants victimes de maltraitances et qui s’est portée partie civile dans cette affaire.

Tout d’abord, de dénoncer les graves manquements ayant conduit à la mort de cet enfant

Comme le souligne Maître Vanina Padovani, avocate de l’association L’Enfant Bleu : « Une nouvelle fois, il s’agira de pointer les profonds dysfonctionnements en matière de prise en charge d’un cas avéré de maltraitance par les services sociaux. La famille d’Inaya, qui compte deux autres enfants, était pourtant suivie par les services sociaux. Après un premier placement de la fratrie en famille d’accueil, les enfants avaient finalement été remis à leurs parents malgré la persistance de signes de violences. Pendant l’année qui a suivi le retour des enfants au domicile familial, plus personne n’avait revu Inaya. Les 5 rendez-vous organisés avec les travailleurs sociaux s’étaient systématiquement effectués en l’absence de la petite fille, sans qu’aucun des
intervenants ne s’en inquiètent ! ».

Ensuite, d’interpeller sur les mesures qui permettraient d’éviter autant que possible ce genre de drame

Des mesures concrètes (résultats de dizaine d’années d’accompagnement juridiques et psychologiques auprès des victimes mais aussi de très nombreuses constitutions de partie civile dans des procès) exposées par l’association L’Enfant Bleu dans son Livre Blanc publié en novembre dernier : « Ecouter mieux et agir vite, 20 propositions pour renforcer la protection des enfants victimes de maltraitance ».
« Parmi nos 20 propositions, celle liée à la création d’un indicateur d’alerte dès la deuxième absence de l’enfant aux entretiens fixés par les services sociaux ou encore celle visant à la création d’un pôle externe - différent de celui chargé du suivi des familles - pour une évaluation des dossiers les plus sensibles, trouvent une résonance  toute particulière dans le cas de l’affaire Inaya. Opérationnelles, ces mesures auraient probablement permis d’éviter à l’enfant une issue fatale. », indique Michel Martzloff, Secrétaire Général de L’Enfant Bleu.

À noter qu’en qualité d’expert, l’association L’Enfant Bleu a récemment participé à l’élaboration des 21 mesures du Plan interministériel triennal de lutte et de mobilisation contre les violences faites aux enfants, lancé le 1er mars dernier par Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes.

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